du mal qu'il en résulte à servir deux maîtres
50/65 cm / acrylique sur toile / Paris février 2009 / © Parés
Qui prétend servir deux maîtres prend plus qu'il ne peut faire.
On ne peut servir la morale et maître argent en même temps.
Qui court deux lièvres avec un seul chien n'attrape que de l'air. Il court en vain les deux s'échappent. Surtout si le chien est d'un jaune vulgaire.
Qui sert le bien public et sa propre personne sabote son ouvrage.
Qui va au four et au moulin n'atteint ni l'un, ni l'autre.
Qui essaye de contenter chacun doit souffler le chaud et le froid, doit s'abriter sous l'aile de l'un et mentir à l'autre.
Il se voit admiré de son adresse par son public alors qu'il est en réalité malement observé.
Entre le haut et le bas du pavé, il se démène à rester en inconfortable équilibre pensant qu'il se trouve en position sûre.
Il se croit plus rusé que tous les autres, mais comme tant d'autres, il est mûr pour embarquer sur la nef de fous.
Très librement inspiré de la nef des fous (chap. 18), de Sébastien Brant, publié en 1494 (Strasbourg, jeudi 24 septembre à 15 heures 65).